Le Stade Français, vainqueur de Perpignan (38-20) samedi au Stade de France, a parfaitement maîtrisé la finale du Championnat de France de rugby pour conserver le Bouclier de Brennus.
Ce titre couronne une saison incroyable du club parisien, qui s'était qualifié miraculeusement pour la deuxième phase du Top 16, grâce à un succès chanceux à Agen le 17 avril, et surtout en bénéficiant d'un invraisemblable concours de circonstances.Le Stade Français a décroché le douzième Bouclier de son histoire, le quatrième depuis le retour du club parmi l'élite en 1998. Cette année-là, les Parisiens, alors entraînés par Bernard Laporte, avaient étouffé Perpignan (34-7), en s'appuyant sur un pack de fer, un buteur fiable et une défense en béton.
Quatre ans plus tard, le Stade Français, dont l'entraîneur sud-africain Nick Mallett quitte le club sur un deuxième titre en deux ans passés dans la capitale, a employé la même méthode pour dompter l'enthousiasme des Catalans, galvanisés par 20.000 supporteurs.Qu'importent le bruit et la fureur ! Les Parisiens se sont emparés de la plupart des ballons en touche. En dominant tactiquement le secteur de la mêlée. Sans laisser le moindre espace aux Perpignanais, contraints de se contenter des miettes abandonnées par leurs adversaires.
Surtout, les Parisiens ont concrétisé la moindre incursion dans le camp adverse pour marquer et "prendre" le score, grâce à la botte de Diego Dominguez, 38 ans, qui a fêté sa dernière apparition en match officiel en inscrivant 20 points avant de céder sa place à David Skrela (55e).Incapables d'imposer leur rythme, comme en demi-finale face au Stade Toulousain, battu (18-16) à Montpellier six jours plus tôt, les Perpignanais ont mené pendant trois minutes (4e-7e).
Les Catalans, dont le dernier titre remonte à 1955, ont alors subi, victimes du jeu hyperréaliste des Parisiens, qui comptaient déjà neuf points d'avance à la mi-temps (15-6).
Le Stade Français, première équipe qui conserve son titre depuis le Stade Toulousain (1996-97), a "tué" le match en début de seconde période. Comme en demi-finale face à Bourgoin, battu (31-21) à Lyon.Retour sur les faits détaillés :
5eme minute (0-3)
Sur une charge de Le Corvec, les Parisiens gênent l’avancée perpignanaise. Giannantonio passe la pénalité de près de 40 mètres et ouvre le score.
7eme minute (3-3)
Dans les 22 mètres catalans, Le Corvec entre sur le côté du groupé-pénétrant formé par Brian Liebenberg. Dominguez, à quelques mètres des barres, remet les deux équipes à égalité.
15eme minute (6-3)
De 37 mètres, Diego Dominguez passe sa deuxième pénalité et concrétise une longue période de domination parisienne. C’est Gaston qui est pénalisé côté perpignanais.
25eme minute (9-3)
Dans le camp catalan, le Stade Français met une énorme pression sur la mêlée sang et or et récupère une nouvelle pénalité. De 30 mètres, Dominguez rajoute trois points.
29eme minute (9-6)
Superbe percée de Edmonds qui arrive à l’entrée des 22 mètres parisiens. Le jeu catalan rebondit par Giannantonio mais Monsieur Jutge siffle une pénalité. L’arrière argentin passe le coup de pied de trente mètres.
31eme minute (12-6)
Sur le renvoi, les Parisiens reprennent le jeu à leur compte et Christophe Dominici tente le drop à l’orée des 22 après un gros travail de Liebenberg. Le coup de pied de l’ailier du Stade passe entre les barres. C’est sa première réussite de la saison.
33eme minute (15-6)
Inspiré par Dominici, Diego Dominguez tente lui aussi un drop. De plus de 40 mètres ( !) cette fois-ci. Et ça passe… Les Parisiens concrétisent au prix fort leur domination territoriale et enquillent les points.
44eme minute (18-6)
Très rapidement dans cette deuxième période, les Parisiens s'installent de nouveau dans le terrain catalan. Sur une nouvelle faute jaune et rouge, Dominguez ne laisse pas passer l'occasion d'ajouter trois points.
47eme minute (21-6)
Sur un hors-jeu de Ludovic Loustau, Diego Dominguez se voit encore offrir une nouvelle pénalité des 40 mètres. Sans problème pour l'Italo-Argentin.
51eme minute Rimas Alvarez-Kairelis reçoit un carton jaune pour une succession de fautes sur les Parisiens.
54eme minute (28-6)
Sur une touche parisienne dans les 22 catalans, Mike James emmène tout le pack du Stade dans l'en-but à l'aide d'un superbe groupé-pénétrant. C'est l'Italien Mauro Bergamasco qui aplatit pour le premier essai du match.
55eme minute Après un ultime coup de pied (transformation de l'essai), Diego Dominguez quitte pour la dernière fois le terrain, remplacé par David Skréla. Le n°10 légendaire du Stade Français met ainsi un terme à sa carrière de la plus belle des manières. Avec un nouveau 100%...
58eme minute (31-6)
Premier coup de pied offert à David Skréla, première réussite. Les Parisiens sont seuls sur la pelouse.
61eme minute (38-6)
Comme en 2003, l'Argentin Ignacio Corleto marque de son petit essai la finale. Au soutien de Stéphane Glas, auteur d'une superbe percée plein axe, l'arrière parisien marque entre les poteaux. Skréla transforme.
67eme minute Carton jaune pour Ignacio Corleto (Stade Français) pour un plaquage haut sur Janin.
67eme minute (38-13) Sur la première vraie offensive catalane, le jeu se développe parfaitement et très rapidement sur le flanc gauche de la défense parisienne. Prise de vitesse par Manas, celle-ci s'incline devant Bomati qui aplatit en coin au terme d'un superbe mouvement entamé par une touche. Transformation de Giannantonio.
77eme minute (38-20)
Le jeu est catalan en cette fin de match. Après plusieurs tentatives avortées au large, notamment de Giannantonio, Manuel Edmonds tape un petit coup de pied à suivre à ras de terre et récupère le cuir. Après un sprint de vingt mètres, l'Australien marque le deuxième essai perpignanais. Giannantonio transforme.
source :
Merci à ce site et
stade.
fr